[Musique] Décryptage : « Broken Crown », Mumford & Sons

Bonjour à toutes et à tous !

Aujourd’hui nous décryptons et interprétons les paroles de la chanson « Broken Crown » de Mumford & Sons !

 

 

Le titre « Broken Crown » évoque donc une « couronne brisée » qui peut être interprétée comme un héritage. Un héritage qui peut tout aussi bien être simplement mal vu par l’héritier qu’être réellement handicapant, cette image « brisée » n’est de toutes façons pas là pour rien ! Alors regardons ça de plus près ;)

 

Touche ma bouche et tiens ma langue
Je ne serai jamais ton élu
Je serai chez moi, sain et sauf et caché
Tu ne peux pas me tenter si je ne vois pas le jour

La première phrase ici en mentionne la tentation sexuelle. Oui ça commence fort, mais oui c’est comme ça que ça commence ! Qui que soit la personne à qui parle l’auteur, il demande à être retenu car son désire est trop fort. Et malgré cela, il garde les pieds sur terre : il ne sera jamais l’élu de la personne à qui il s’adresse. On a donc un personnage qui aime ou du moins est attiré par quelqu’un qui ne le choisis pas comme « l’élu ». Peut-être est-il aimé tour de même, mais il n’a pas la place qu’il voudrait.

Pour éteindre son désire, pour ne plus être attiré par cette personne, pour espérer cesser de penser à elle, l’auteur choisi donc de se cacher, de s’isoler. On voit donc qu’il aime cette personne, qu’il la désire, mais puisqu’il estime ne pas être considéré comme il se doit par cette personne, il préfère tout faire pour s’en éloigner.

Le poids sur ma chair était juste trop fort
Il étouffait le choix et l’air dans mes poumons
Mieux vaut ne pas respirer que respirer le mensonge
Car quand j’ouvre mon corps je respire le mensonge

On retrouve une forte proximité physique, tellement forte qu’elle en devient étouffante, « trop forte ». On peut donc dire que la personne dont on parlait précédemment ne lui procure pas que du bien, puisqu’elle étouffe « le choix » dans ses poumons. Malgré tout le personnage préfère, d’une certaine façon, mourir que de vivre dans le mensonge. Le dernier passage, lorsqu’il parle d’ouvrir son corps, est difficile à comprendre. Est-ce une image pour parler de s’ouvrir à l’autre ? De se laisser emporter par cet autre qui l’attire dont on parlait au début ? Dans tous les cas, on sent que son désire pour l’autre le restreint, il ne montre qu’un apport de contraintes et de mauvaises choses en provenance de cet autre.

 

Je ne parlerai pas de ton péché
Il y avait une sortie pour lui
Le miroir ne montre pas
Que tes valeurs sont toutes mortes

Ensuite, il parle directement à l’autre personne. On a l’idée de péché, l’autre a donc commis une erreur, a fait une faute. On a la mention d’une « sortie », ce qui signifie que l’erreur a été commise mais qu’elle pouvait être évitée. Il y avait un moyen d’y échapper. Ensuite, l’auteur évoque un miroir, et ce miroir ne « montre pas ». On a un retour physique, une façade, une image, et celle-ci ne montre rien d’abîmé ou de mauvais, l’apparence est sauve, mais l’auteur précise « Que tes valeurs sont toutes mortes ». On a donc ce rappel au péché qui a été commis, qui a brisé l’image « intérieure » en quelques sortes de la personne a qui s’adresse l’auteur, bien que d’apparence elle soit toujours aussi irréprochables que dans le passé.

 

Mais oh, mon cœur a été endommagé
Je connais ma faiblesse
Donc tiens ma main
Ne me relègue pas dans l’obscurité

Ce passage est plus étrange car nous avons bien l’idée que l’auteur a été déçu par la personne en face, déçu de cette personne qu’il désirait tant mais qui a terminé par commettre une erreur. Il parle de sa faiblesse qui peut être celle mentionnée au tout début, c’est à dire son envie de succomber au désire. Cependant il demande « tiens ma main » et à ne pas être relégué dans l’obscurité. On a un appelle à l’aide, il ne veut pas être abandonné, oublié.

 

Donc rampe sur mon ventre jusqu’à ce que le soleil se couche
Je ne porterai jamais ta couronne brisée
J’ai pris la route et tout envoyé chier
Maintenant dans ce crépuscule comment oses-tu me parler de grâce

La première phrase peut faire penser à l’idée que l’on essaie de le récupérer et faire référence à la pression trop forte qui étouffait le choix dans ses poumons. À ce moment de la chanson l’auteur crie, il hurle son avis de rage. Il prévient donc que malgré tout ce que fera l’autre, il ne portera jamais cette couronne, ce rôle que l’on veut lui attribué, et qui est brisé par le péché commis. L’auteur dit qu’il est parti, il a choisi un autre chemin, ou du moins de prendre la route, « tout envoyé chier ». Il a donc définitivement décidé de tout laisser tomber, d’arrêter les sacrifices.

 

Donc rampe sur mon ventre jusqu’à ce que le soleil se couche
Je ne porterai jamais ta couronne brisée
Je peux prendre la route et tout envoyer chier
Mais dans ce crépuscule nos choix scellent notre destin

Dans ce passage, la chanson reprend un rythme plus calme, il n’y a plus de colère, seulement une sorte de conclusion, comme si tout était déjà fait et qu’il n’y avait plus qu’à constater ce qui était. Il répète donc que quoi que l’autre fasse, il ne voudra pas -ou plus- de ce rôle qui lui a donné tant de tort, qui l’a déçu. Cette fois il évoque le fait de reprendre la route comme une possibilité, et non comme un choix définitif. Mais il a ce choix, et il précise donc que nos choix « scellent notre destin ». Enfin, quel que soit le choix qu’il prenne, il a retrouvé la possibilité d’être maître de ses décisions, retrouvé sa liberté.

 

Laissez votre avis sur cette chanson qui personnellement m’a vraiment intéressé autant par le style musical que l’histoire racontée !

 
 

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